Homélie – De la pédagogie de la baffe à celle de la grâce !

Mercredi 4 février 2015

En grec, éducation et correction se disent par un même mot : paideia. Autrement dit, rien de tel qu’une bonne baffe, de temps en temps, pour bien éduquer son enfant ! La lettre aux Hébreux joue sur ce double sens de paideia en l’appliquant à la manière dont Dieu agit avec nous. Il y a une différence de taille toutefois : car il ne s’agit pas tant alors d’une pédagogie de la baffe que de la grâce ! Le Seigneur ne veut pas nous donner des baffes, mais il est capable de transformer les baffes que nous recevons en grâce.

Il en est ainsi des baffes dues à notre responsabilité (exemple : un échec suite à un manque d’étude). A celles-ci, le Seigneur répond par une grâce de miséricorde et de conversion.

Nous subissons aussi des baffes suite à une épreuve non choisie (exemple : la maladie). Pour y répondre, nous recevons une grâce d’abandon, qui nous invite à ne pas compter sur nos propres forces mais sur celles de Dieu.

Enfin, il y a les baffes liées aux épreuves et aux persécutions à cause de la foi. A nouveau, nous pouvons leur associer une grâce : celle de la persévérance et de ne pas leur répondre à la manière des hommes, c’est-à-dire par la polémique, mais bien par le pardon, l’amour des ennemis, la prière pour ceux qui nous persécutent…

Nous pouvons donc affirmer, avec sainte Thérèse de Lisieux, que tout est grâce, même lorsque nous nous prenons des baffes ! A condition toutefois de les accueillir par la foi en Jésus et en sa victoire sur la mort à la Croix.

(He 12, 4-7.11-15 ; Ps102 ; Mc 6, 1-6)

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