Homélie – La Joie qui vient du Christ Ressuscité !

Homélie – La Joie qui vient du Christ Ressuscité !

22 Avril 2015

La Joie qui vient du Christ Ressuscité !

Oh ma joie, Christ est ressuscité ! Il est vraiment ressuscité.
C’est vrai, c’est la vérité, sur laquelle se fonde notre foi et donc notre vie.
Le cœur de notre foi, la clé de voûte.
Parce que « si Christ n’est pas ressuscité, vaine est notre foi » (1Co 15,14)
Quelle est cette joie ?

1. C’est d’abord la joie des apôtres. Des disciples qui reviennent d’Emmaüs : oui, c’est vrai.
Ils avaient tant espéré et ils étaient tellement déçus. Mais le ressuscité lui-même les rejoint, leur ouvre l’intelligence des Ecritures et se révèle à eux, quand il se met à table avec eux et qu’il rompt le pain.
C’est la joie qui depuis lors se transmet, avec la Bonne Nouvelle. Ce que nous avons cru, nous vous le transmettons. Pas un savoir. Une joie. L’essoufflement des disciples courus au tombeau, on a l’impression qu’on l’entend encore.
La vie a vaincu la mort. La pierre du tombeau est roulée, elle qui était si lourde, prête à enfermer le mort, pour qu’on l’oublie, pour qu’il disparaisse. Oh ma joie !

2. Il y a une deuxième joie. C’est joie qui monde qui vient. C’est la joie qui nous attend, vers laquelle nous allons. C’est notre horizon, quand nous levons les yeux pour regarder au loin.
« Telle est la volonté du Père, dit Jésus, : que celui qui voit le Fils et croit en lui ait la vie éternelle » Et le Christ le ressuscitera au dernier jour.
Je crois, proclamons-nous le dimanche, je crois en la résurrection de la chair.
La résurrection est celle de la chair, c’est quoi ? C’est celle-là même que le Verbe a fait sienne : la vie humaine, la personne humaine, dans son unicité, dans sa beauté, dans sa grandeur. Professer la résurrection de la chair, c’est professer que ce qui est de chair, ce qui est proprement humain, n’est pas du vent, un bref passage sans importance, mais que tout cela est inscrit dans une destinée de gloire. Nous chrétiens, nous savons où nous allons. Nous sommes les enfants de la promesse, et quelle promesse ! Oh ma joie !

3. Il y a une troisième joie, qui s’enracine dans les deux précédentes. C’est la joie de l’aujourd’hui. Parce que si toute chair, tout ce qui est humain et vraiment humain est appelé à être transfiguré en Dieu, il y a deux conséquences. Un : ici et maintenant, c’est sérieux. Les chrétiens sont concernés par toute chose en ce monde d’ici. La résurrection de la chair nous oblige à prendre au sérieux notre vie terrestre et notre histoire. Notre vie en société. Nos choix de société. Deux : la joie de la résurrection est le moteur de cet engagement. Oh mort, où est ta victoire, chantions-nous la nuit de Pâques. La joie qui nous habite, c’est de savoir qu’au-delà du mal et de la mort, la réponse de Dieu est la résurrection et la vie.
Les chrétiens se reconnaissent à leur joie. Leur évangile est celui de la joie.
Une joie exigeante, coûteuse. Une joie qui comprend la Passion, la croix, la nuit et le silence du samedi saint. Mais une joie de petit matin, de soleil levant, de tombeau vide.
La foi des croyants, leur espérance, leur engagement dans l’amour aujourd’hui : tout porte la marque de la résurrection. Joie des apôtres, joie du monde qui vient, joie dès aujourd’hui :
Christ est ressuscité, il est vraiment ressuscité ! Alléluia !

Entrez votre recherche